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Début modèlisation du volume de glace

1er mars 2015 ( maj : 16 avril 2015 ), par Jean Louis Mugnier

olivier sanchez, ingénieur d’étude, a été recruté dans le cadre de ce projet et travaille au LGGE sur la mise en oeuvre de la procédure de modélisation du volume de glace et répartition des épaisseurs de glace dans le massif du Mont Blanc .

La modélisation du volume de glace, ainsi que la répartition des épaisseurs de glace, constitue une étape indispensable en vue de modéliser l’évolution future des glaciers de montagne en lien avec les variations des bilans de masse de surface.
Pour un glacier donné, nous cherchons à modéliser l’épaisseur de glace en n’importe quel point de celui-ci, tout en ayant une méthodologie qui soit applicable à l’ensemble des glaciers alpins. Cette modélisation est effectuée à partir du modèle numérique de terrain de la surface du glacier (apportant des informations sur la forme du glacier et sur sa pente en surface) et du bilan de masse réel du glacier. Nous modifions cependant ce bilan de masse réel de façon à ce que le glacier soit considéré comme étant à l’équilibre sur une année. Dans un premier temps nous appliquons la méthode décrite dans l’article de Farinotti et al. (2009).
Dans un second temps, nous envisageons d’imposer les vitesses d’écoulement réelles lorsqu’elles ont été mesurées, dans le but de mieux contraindre les modélisations.
Actuellement, nous nous concentrons sur le Glacier d’Argentière, un glacier suivi dans le cadre du Service d’Observation GLACIOCLIM (Univ. Grenoble Alpes, CNRS, IRD, IPEV). En différents points de ce glacier, des campagnes de mesures géophysiques (sismique et RADAR terrestre), ainsi que des forages jusqu’au socle rocheux ont été réalisés. Ainsi, il est possible de comparer les épaisseurs de glace obtenues par modélisation, aux données dont nous disposons. Ces comparaisons entre les altitudes du socle rocheux modélisées et mesurées nous permettent d’ajuster certains paramètres, de valider ou d’invalider des hypothèses.
Une difficulté que nous rencontrons actuellement est d’obtenir une modélisation qui soit à la fois satisfaisante en zone d’accumulation et en zone d’ablation. Le choix du facteur de correction C (traduisant la contribution du glissement basal, et donc influençant la vitesse d’écoulement) est crucial. La prise en compte des vitesses d’écoulement réelles en surface devrait permettre d’apporter des réponses à ce problème.